Définitions utilisées pour désigner les déficiences fonctionnelles


Déficience visuelle grave

On reconnaît une déficience visuelle grave lorsque l'acuité visuelle de chaque oeil, après les corrections au moyen de lentilles ophtalmiques appropriées, à l'exception des systèmes optiques spéciaux et des additions supérieures à 4.00 dioptries, est d'au plus 6/21, ou bien lorsque le champ de vision de chaque ¦il est inférieur à 60 degrés, dans les méridiens 180 degrés et 90 degrés, et que dans l'un ou l'autre cas, la personne est inapte à lire, à écrire ou circuler dans un environnement non familier.


Déficience auditive grave

Il y a une déficience auditive grave lorsque l'oreille qui a la capacité auditive la plus grande est affectée d'une déficience auditive évaluée, selon la norme S3.6 de 1989 de l'American National Standard Institute, à au moins 70 décibels, en conduction, en moyenne sur les fréquences hertziennes 500, 1000 ou 2000.


Déficience motrice

Elle est reconnue lorsqu'elle entraîne des limitations significatives et persistantes pour la personne dans l'accomplissement de ses activités quotidiennes : malformation ou anomalie des systèmes squelettique, musculaire ou neurologique responsables de la motricité du corps.


Déficience organique

Elle est reconnue lorsqu'elle entraîne des limitations significatives et persistantes pour la personne dans l'accomplissement de ses activités quotidiennes : trouble ou anomalie des organes internes faisant partie des systèmes cardio-respiratoire, gastro-intestinal et endocrinien.


Troubles d'apprentissage (TA)

Un trouble d'apprentissage est un dysfonctionnement qui interfère avec la capacité du cerveau à absorber, à entreposer et à récupérer de l'information. Il se manifeste, entre autres, par des difficultés sur un ou les plans suivants: l'attention, la mémoire, le raisonnement, la communication, l'écriture, la lecture, l'orthographe et le calcul.

Les troubles d'apprentissage ne sont pas reliés à l'intelligence mais à une carence rattachée au traitement de l'information. Ils découlent soit de facteurs neurobiologiques génétiques ou d'une blessure (comme un traumatisme crânien) qui affecte le fonctionnement du cerveau et modifie les processus d'apprentissage.

Il ne faut pas confondre troubles et difficultés d'apprentissage. Alors que ces dernières sont liées à des facteurs psychologiques, familiaux, sociaux ou économiques et qu'elles peuvent s'estomper progressivement avec le support d'un professionnel, les troubles d'apprentissage durent toute la vie.


Troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

Le déficit d'attention plus souvent appelé TDA/H est un regroupement de symptômes qui cause une perturbation significative du fonctionnement relationnel (social et familial), académique et/ou professionnel.

Le TDA/H est un trouble d'origine neurologique. Il n'est pas causé par un retard intellectuel, ni par un déficit sensoriel (trouble de la vision ou de l'audition), pas plus que par des problèmes sociaux, un manque de volonté ou un manque de motivation de la personne qui en est atteinte. Par conséquent, l'effort ne parvient pas à l'éliminer ou à le corriger.

Il existe trois sous-groupes majeurs du TDA/H

  • Le trouble prédominant d'inattention
    Les personnes au prise avec un déficit d'attention éprouvent de la difficulté à demeurer attentives sur une même tâche (écouter en classe, faire les devoirs, faire de la lecture, suivre une conversation) pour une longue période de temps (15 min ou plus). Ces adultes et enfants sont facilement distraits par l'environnement qui l'entoure.
  • Le trouble prédominant d'hyperactivité-impulsivité
    Les personnes ayant un trouble prédominant d'hyperactivité-impulsivité ont de la difficulté à rester en place. Elles bougent constamment les pieds et/ou les mains, se tortillent sans cesse. Elles accomplissent leurs tâches trop rapidement et souvent sans réfléchir.
  • Le trouble prédominant d'inattention et d'hyperactivité-impulsivité
    Ces personnes manifestent à la fois des symptômes d'inattention et d'hyperactivité-impulsivité.

Troubles de santé mentale (TSM)

L'étudiant doit avoir un diagnostic de trouble de santé mentale tel que défini dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4e édition (DSM-IV) ou la Classification internationale des maladies : dixième révision (ICD-10). Par exemple: schizophrénie, trouble obsessif compulsif, bipolarité, etc.